Quand la réalité rejoint la fiction hollywoodienne. Mrs Robinson, épouse du Premier ministre d’Irlande du Nord Peter Robinson, aurait eu une relation extraconjugale avec un jeunot de quarante ans son cadet.
Mais si la protagoniste du Lauréat n’attentait qu’aux bonnes moeurs de l’Amérique puritaine en sortant avec son voisin fraîchement diplômé, Iris Robinson a carrément enfreint la loi. Et a fortement choqué la bigote Irlande du Nord.
Après avoir obtenu en 2008 d’investisseurs privés quelque 50.000 livres -soit 55.000 euros- pour que son amant de 19 ans à l’époque puisse ouvrir un café, elle aurait omis de déclarer ces juteux intérêts financiers. Une faute quand on est députée à Westminster et à l’Assemblée d’Irlande du Nord et qu’on défend une image très tradi, comme la bien nommée Mrs Robinson.
Une commission offerte sa paroisse
Pire, elle se serait servie au passage. Elle aurait exigé de son amant, le jeune Kirk McCambley, qu’il lui reverse la coquette somme de 5.000 livres (un peu plus de 5.500 euros). En deux chèques, dont un à l’ordre de son église.
Le 28 décembre dernier, Mrs Robinson a annoncé qu'elle mettait un terme une carrière politique de près de 20 ans, en expliquant qu'elle avait souffert d’épisodes de dépression. Selon son mari, le très sobre Peter Robinson, sa femme aurait tenté de se suicider en mars dernier, ne pouvant plus supporter le poids de la culpabilité.
Egalement accusé d’être au courant des arrangements financiers de sa femme et même de l’avoir conseillée pour placer l’argent rendu par le jeune amant de sa femme, Peter Robinson a fermement nié les accusations alors que cette crise pourrait avoir de fortes implications politiques dans le contexte troublé de l'Irlande du Nord.


















