
Bonne nouvelle pour les inconditionnelles de la caféine. Il s'est avéré récemment que les femmes qui s'abreuvent le plus de café ont davantage de chances d'esquiver les ravages du cancer du col de l'utérus!
Ce constat découvert au Japon en septembre dernier a été même appuyé par le ministère de la Santé du pays du soleil levant.
Néanmoins, le café est loin d'être la miraculeuse panacée de cette tumeur maligne. Car la maladie est, hélas, la première cause de mortalité par cancer chez la femme dans de nombreux pays du tiers monde et représente 20 à 30% des cancers de la femme dans ces pays contre 4 à 6% des cancers féminins en Amérique du nord et Europe. Elle représente également, la seconde cause des cancers féminins dans le monde avec près de 500.000 nouveaux cas annuels. Il est responsable de près de 270.000 décès annuels, dont plus des trois quarts dans les pays du tiers monde. Aussi, le cancer du col utérin a-t-il la particularité de toucher la femme relativement jeune, ce qui en fait le cancer responsable de la perte de plus d'années de vie dans la zone tiers-mondiste. Au Maroc, la situation est pour le moins dramatique. Heureusement que des campagnes de sensibilisations réussissent à se faire entendre avec des messages concrets qui touchent la villageoise comme la citadine. Pourtant, quoi qu'il en soit, bon nombre de femmes rechigne encore à faire le premier pas, quitte à réduire leurs chances de guérison ou encore faire carrément face au ravageur cancer de l'utérus.
Pour ce qui est des causes de cette pathologie, une vérité semble être bonne à asséner: Un rapport sexuel non protégé suffit pour transmettre cette maladie. Et il serait pertinent de rappeler que le cancer du col de l'utérus n'est pas héréditaire. Preuve en est que les scientifiques ont découvert que sa cause principale est liée à un virus, appelé papillomavirus humain (HPV). Ce dernier se transmet par simple contact cutané dans la zone génitale (un rapport sexuel complet n'est pas nécessaire pour s'infecter). De plus, les préservatifs ne protègent pas complètement la femme contre le dit papillomavirus. Quant aux symptômes de la maladie, il y a de quoi inquiéter les jeunes dames, et surtout de les rappeler, encore une fois, que rien ne vaut la prévention. Décidément, les pré-stades et les stades précoces du cancer du col de l'utérus évoluent généralement sans aucun symptôme. A un stade plus avancé, la femme atteinte d'un cancer constate généralement des pertes vaginales ou des saignements anormaux. Après la ménopause, le cancer du col de l'utérus se manifeste essentiellement par des saignements vaginaux et, chez les femmes jeunes, par des pertes ou des saignements anormaux entre les règles, ou par des saignements après les rapports sexuels.
Face aux dégâts de ce cancer, seul un dépistage des lésions précancéreuses est possible grâce à la pratique du «frottis de dépistage». De ce fait, comme l'atteste la gynécologue Myriam Hibraoui Kadri: «La découverte des lésions précancéreuses permet un traitement qui assurera une guérison de la patiente avec un très faible taux de récidive». Et d'ajouter: «Un nouveau vaccin est aujourd'hui disponible pour aider à agir contre le cancer du col utérin. Ce vaccin permet de prévenir des infections dues aux virus les plus fréquemment associés à ce cancer. Autrement dit, en accompagnement d'un dépistage régulier, la vaccination contre les virus susceptibles de provoquer le cancer du col de l'utérus constitue la meilleure protection contre ce cancer». D'un autre côté, il faudra ajouter à cela qu'avant tout traitement, il est nécessaire de déterminer le volume du cancer. Car le pronostic est directement en rapport avec le volume. En fonction du volume, certains traitements s'avèrent inutiles car ils ne permettent pas une survie plus prolongée.
L'Imagerie à résonance magnétique (IRM), lors de l'étude des voies urinaires, permet de bien voir les adénopathies. Mais, si ces dernières sont de petite taille, elle ne permet pas bien de discriminer les ganglions normaux des ganglions envahis. La tomographie à émission de positrons, couplée à la tomodensitométrie (scanner), semble être une technique prometteuse dans ces cas. Le traitement du cancer relève, le plus souvent, d'établissements spécialisés et expérimentés. Néanmoins, il n'existe pas un remède unique mais de multiples possibilités de traitement. Enfin, la rapidité de l'évolution des connaissances médicales impose le recours à des médecins bénéficiant d'une formation médicale adaptée.
Globalement, seuls les cancers utérins de petite taille peuvent bénéficier d'un traitement chirurgical. Pour les cancers plus volumineux, certains pays optent plutôt pour la radiothérapie, d'autres une combinaison de la chirurgie et de la radiothérapie ou la chirurgie exclusive.
Les données disponibles ne permettent pas de montrer une différence d'efficacité pour l'une des trois options: la radiothérapie exclusive ou alors la chirurgie en plus de l'association radio-chirurgicale. De même, la radiothérapie, sous forme d'irradiation externe et de curiethérapie, peut être considérée comme un standard de traitement des formes avancées. En outre, la récidive d'un cancer, malgré un traitement chirurgical bien conduit, est une éventualité grave avec un mauvais pronostic. En définitive, demander conseil à son médecin, et se vacciner, cela ne prend que quelques minutes, pour toute une vie.
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Tout sur le cancer utérin
Le cancer du col utérin se forme, comme son nom l'indique, dans les cellules du col de l'utérus, et plus exactement vers la partie étroite et inférieure de l'utérus. Il s'agit du passage qui relie l'utérus au vagin. Chaque mois, durant les menstruations, le sang s'écoule de l'utérus au vagin et passent par le col. Au cours de la grossesse, le col se contracte pour retenir le fœtus à l'intérieur de l'utérus. Lors de l'accouchement, il se dilate pour permettre au bébé de naître. Avant de devenir cancéreuses, les cellules du col de l'utérus subissent des changements et deviennent anormales. Il s'agit d'un état cancéreux appelé dysplasie du col de l'utérus. La dysplasie du col de l'utérus n'est pas un cancer. Cet état précancéreux, qui n'est pas rare, peut toutefois évoluer vers un cancer en l'absence de traitement. Il faut savoir que la plupart des femmes qui présentent une dysplasie ne développeront pas un cancer du col de l'utérus.