Professeur de linguistique à la faculté des lettres et des sciences humaines d’Agadir, membre de l’Institut Français d’Agadir, elle est la première femme à avoir osé traduire la pièce théâtrale « Les Justes », d’Albert Camus en dialecte tachelhit.
Chadia Derkaoui a su défendre l’importance du patrimoine culturel marocain, et le berbère en fait partie intégrante. Dans sa démarche courageuse et exceptionnelle, Chadia Derkaoui a dû tenir compte de deux paramètres importants :le public et le texte. Il lui était nécessaire et primordial de faciliter l’accès au texte afin que le public puisse être réceptif et surtout veiller à ne pas le dénaturer ou le défigurer.
Tenant compte de la difficulté et de la complexité d’une telle initiative, Chadia Derkaoui a su relever le défi. Non seulement la pièce a été jouée, mais elle a aussi remporté un réel succès. Cette aventure artistique aura surtout permis au collectif théâtral, formé pour l’occasion, de se diriger vers un avenir porteur celui d’un théâtre de création. À l’heure d’aujourd’hui, le tachelhit est dans une situation défavorable, il est minoritaire dans tous les pays où il est représenté et c’est grâce au conte, à la poésie et surtout grâce à des démarches telles que celle de Chadia Derkaoui qu’il a pu survivre jusqu’à l’heure d’aujourd’hui.





















