Zoubaida Baroumi

1- Bonjour, avant tout, pouvez-vous vous présenter, nous raconter votre parcours et vos activités

Salut, je m’appelle Zoubaida Baroumi، j’ai 26 ans, je suis tunisienne.

Après avoir obtenu une licence fondamentale en droit privé en 2018 auprès de la Faculté de Droit et des Sciences Politiques de Tunis, j’ai pu réussir le concours national pour intégrer l’Institut Supérieur des Avocats en 2019, et j’étais la plus jeune avocate étudiante.

J’ai obtenu un Certificat d’Aptitude à la Profession d’avocat (CAPA) en 2021 après une formation à l’institut pendant deux ans.

Actuellement, je suis en train de compléter mon mémoire de recherche en Mastère en sciences criminelles.

Activiste de la société civile. Intéressé par la défense des droits humains en général et des droits des femmes en particulier.

2- Et votre vie professionnelle

Depuis que je suis devenue avocate, je travaille au sein de l’équipe du cabinet d’avocats Ferchichi Law Firm spécialisé dans les affaires pénales.

A cette occasion, je tiens à remercier Maître Mohamed Manoubi Al-Ferchichi pour l’assistance qu’il m’a apportée dans son cabinet.

3- Et pourquoi ce secteur d’activité

Mon choix de la profession d’avocat n’était pas sans raison. Depuis que j’étais au lycée, je souhaite être avocate afin de pouvoir défendre ceux qui sont en position de faiblesse. J’ai donc décidé d’étudier le droit pour devenir avocate et pouvoir aider les autres.

Je suis très heureux d’appartenir à l’une des professions les plus nobles du monde.

4– Quels sont vos projets à venir ?

Le domaine du droit en général est un vaste domaine qui nécessite toujours de la recherche, de la formation et du développement, donc à partir de la nouvelle année 2023, j’accorderai plus d’attention à la recherche scientifique. De plus, je consacrerai plus de temps à la société civile, qui défend toujours les droits et les libertés.

5- Quels sont les moments ou événements qui ont changé votre vie

Le défi, le moment où les gens m’ont défié et m’ont dit que je n’étais pas capable de devenir avocate, que le métier d’avocat est un métier d’hommes, et que les femmes sont incapables d’en supporter les difficultés.

La profession d’avocat n’est pas réservée aux hommes, et la preuve en est que le pourcentage de femmes avocates est supérieur au pourcentage d’hommes avocats en Tunisie et dans le monde.

De plus, jusqu’à présent, de nombreuses personnes, même des avocats, m’encouragent à devenir juge, car c’est la profession qui convient le mieux aux femmes et leur assure une stabilité, contrairement à la profession d’avocat qui est « la profession des difficultés.”

Malgré toutes les difficultés, je resterai avocat et résisterai à cette vision misogyne.

6– Quel est votre conseil pour les femmes qui veulent réussir ?

Mon conseil à toutes les femmes qui veulent réussir : la confiance en soi, l’ambition et le travail sont les secrets du succès. Résistez à la vision misogyne et prouvez que vous êtes capable d’atteindre tous vos objectifs et que vous êtes un être humain avant d’être une femme.

Malgré toutes les difficultés que vous rencontrez, résistez, résistez et laissez votre empreinte dans ce monde.

7- Votre avis sur la situation de la femme en Tunisie

Il est vrai que la situation des femmes en Tunisie est meilleure par rapport au reste des pays du monde arabe, et qu’elles ont été les précurseurs dans l’acquisition de nombreux droits et libertés et dans la réalisation de nombreux acquis depuis la promulgation en 1956 du Code du personnel statutaire. Cependant, cela ne signifie pas que ses souffrances sont terminées. Jusqu’à présent, elle souffre toujours de violences, de harcèlement et de difficultés économiques, malgré l’évolution des mentalités en Tunisie.

8– Votre avis sur le site ?

J’ai beaucoup aimé l’idée du site web, qui donne aux femmes la possibilité de parler de leurs réussites, de leur statut et du statut des autres femmes de leur pays. D’autant plus que le site se soucie des femmes, quelle que soit leur nationalité. Lorsque j’ai visité le site, j’ai trouvé de nombreuses femmes qui ont réussi et de nombreuses histoires que j’ai aimé lire.

Je tiens à vous remercier pour ce super travail.

9– Dernier mot ?

Merci pour cette opportunité, pour la première fois, je parle de ma carrière, de mes projets futurs, et de la condition féminine en Tunisie. J’ai beaucoup apprécié.

Entretien réalisé par Aziz HARCHA
Décembre 2022

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