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Marie-Madeleine Mborantsuo

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Marie-Madeleine Mborantsuo, elle est la fille de Jean Kambangoye, un charpentier, et de Berthe Nouo.

Elle fait ses études primaires à l’École catholique Saint-Hilaire de Franceville et secondaires au collège Notre-Dame-de-la-Salette de Koulamoutou puis au lycée d’État de Franceville, où elle obtient un baccalauréat série A4 en 1975. Elle décroche une maîtrise de droit à l’université de Libreville puis est intégrée au corps de la magistrature, comme auditrice à la Chambre des comptes de la Cour suprême. Elle effectue ensuite un stage à la Cour des comptes française et à l’Institut international d’administration publique de Paris. Revenue au Gabon et travaillant de nouveau à la Chambre des comptes, elle demande une mise en disponibilité pour s’inscrire à l’université Panthéon-Assas (France), où elle obtient un diplôme d’études approfondies en finances publiques, fiscalité et droit constitutionnel.

Elle a été mannequin, étant sacrée Miss Haut-Ogooué.

Maîtresse du président Omar Bongo, elle a avec lui deux enfant4. Elle est également mère d’un autre enfant

Revenue au Gabon, elle est nommée conseillère du ministre de la Planification, cumulant cette fonction avec celle d’auditrice à la Chambre des comptes et professeure à l’université de Libreville et à l’Institut de l’économie et des finances (IEF).

En 1983, à l’âge de 28 ans, elle est nommée présidente de la Chambre des comptes de la Cour suprême2, qu’elle contribue à organiser, à la demande du président Omar Bongo, sur le modèle français.

En 1990, alors que le président Omar Bongo autorise des réformes démocratiques, elle est membre de la Commission des institutions, chargée de repenser les institutions. Elle participe ainsi à élaborer la Constitution transitoire de 1990, qui instaure le multipartisme.

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Membre de la Commission spéciale de rédaction de la Constitution du 26 mars 1991, qui crée la Cour constitutionnelle, elle en devient membre en octobre de la même année, avant d’en être élue la première présidente.

En 1998, à la suite d’une modification constitutionnelle qui change le mode de désignation du président de la Cour, le président Omar Bongo la confirme dans ses fonctions.

Elle soutient une thèse de doctorat à l’université d’Aix-en-Provence en 2001, obtenant le diplôme de docteur en droit en 2005 avec les félicitations du jury.

Elle est par ailleurs reconduite dans ses fonctions de présidente de la Cour constitutionnelle1. Ses décisions judiciaires suscitent toutefois les critiques de l’opposition, notamment au sujet de sa partialité, ce dont elle se défend.

Elle supervise les travaux de construction du siège de la Cour constitutionnelle, un palais à colonnades.

Le 17 août 2008, le président Omar Bongo ouvre le bal de la fête de l’indépendance avec Marie-Madeleine Mborantsuo, et non avec la Première dame Édith Bongo, alors gravement malade.

Un an plus tard, après la mort du président, alors que certains craignent pour la stabilité du pays, elle intronise la présidente du Sénat Rose Francine Rogombé présidente par intérim et manœuvre en coulisses pour que la commission électorale organise un scrutin crédible, lors duquel Ali Bongo est élu président, confirmant par ailleurs sa victoire.

Discrète durant son premier septennat, elle apparaît cependant comme un contre-pouvoir, la Cour constitutionnelle faisant ainsi annuler en décembre 2015 des ordonnances présidentielles portant sur l’organisation de la justice.

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Décorations

Grand-croix de l’ordre de l’Étoile équatoriale (Gabon) ;
Grand officier de l’ordre national du Mérite (Gabon) ;
Commandeur de la Légion d’honneur (France) ;
Chevalier de l’ordre national du Mérite (Centrafrique).


Publications

La contribution des Cours constitutionnelles à l’État de droit en Afrique, éditions Economica, 2007.
La Constitution de la République gabonaise

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